Rembourser les médicaments homéopathiques ?

Médecin généraliste installé depuis 35 ans, ma pratique quotidienne me permet de prescrire de l’homéopathie à mes patients dans une grande part des indications de la médecine générale. Non seulement l’homéopathie ne doit pas être déremboursée, mais il semble pertinent d’en favoriser l’accès au plus grand nombre.

Arrêter de rembourser l’homéopathie, c’est ouvrir l’accès à des traitements plus coûteux, plus dangereux (iatrogénicité) et n’ayant pas fait la preuve de plus d’efficacité. Pour preuve, l’étude EPI3 (plus de 8000 patients, 800 médecins généralistes) a montré que l’homéopathie tout en procurant un bénéfice clinique comparable, permet la prescription de 2 fois moins d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires et 3 fois moins de psychotropes.

Dans notre monde médical empreint de surconsommation et de dérives de prescription : antibiothérapie avec son cortège de résistances, psychotropes aux effets d’accoutumance et délétère sur le système nerveux bien connus, anti-inflammatoire nécessitant une co-prescription pour en éviter les effets les plus nocifs, l’homéopathie est une alternative qui m’apporté des résultats positifs que mes patients me confirment.

Pratiquant une médecine de soin, mon souci premier est celui de l’efficacité de mes traitements. Mais je n’oublie pas un article fondamental du serment que j’ai prononcé lors de ma thèse de doctorat en médecine : Primum non nocere !

C’est un enjeu prioritaire de la santé publique qui intègre le soin, mais également la prévention des récidives et le maintient de la santé de la population. L’homéopathie, qui limite la surconsommation médicamenteuse, la iatrogénie et l’antibio-résistance , a entièrement sa place et se doit d’être prise en charge. L’enjeu économique est également de taille, qui permettrait de réduire de plus de 30% les coûts médicaux de première intention. Pour mémoire, les médicaments homéopathiques représentent 0,29% des remboursements.

Un exemple permet d’illustrer ces donnée : une étude menée sur le traitement des bronchiolites du nourrisson a montré que l’homéopathie permet de réduire de 30% la récidive des crises évitant à nombre d’enfant le passage à l’asthme. (1 – STAGNARA )., DEMONCEAUX A., VAINCHTOCK A., NICOLOYANNIS N., DURU G : «Étude sur la prise en charge de la bronchiolite du nourrisson en médecine ambulatoire». Le Pédiatre, juillet 2004globuli-medical-bless-you-homeopathy-163186.jpeg

Aujourd’hui, ¼ des médecins généralistes, ¾ des sages femmes et plus de 50% de la population font confiance aux traitements homéopathiques. Ce serait faire fi de leurs compétences, qualités médicales, intelligence et probité que de les balayer d’un revers de main.

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